Perito Moreno & Fitz Roy

Nous sommes de retour en Argentine pour découvrir deux emblèmes de la Patagonie: le glacier Perito Moreno et le mont Fitz Roy!

Mais avant cela, nous nous régalons de quelques spécialités locales. Le tour du monde passe aussi dans notre assiette! 😉 Joss nous a déniché une super adresse: « La Zaina » à El Calafate. Notre festin: agneau braisé mariné au Malbec, accompagné (forcément) d’un EXCELLENT Malbec, l’icône du vin argentin. Et en dessert: trio de glaces maisons au thym, lavande et sorbet Malbec, encore lui 🙂 Un moment divin !

Ainsi donc nous partons découvrir une merveille de la nature : le glacier Perito Moreno, situé dans le parc national « Los Glaciares ». Un seul mot pour le décrire : IMPRESSIONNANT!!!!!
Quelques chiffres: sa longueur est de 23km, son épaisseur atteint jusqu’à 700m. Au plus près du glacier, le visiteur est face à un mur de 40 à 70 m de haut.
Pas de randonnée pour y accéder mais une promenade, accessible à tous. L’air est frais par ici, on se demande pourquoi 🙂
En 4h, nous avons vu 7 blocs de glaces se détacher, dans un fracas retentissant! Un vrai spectacle pour les yeux et les oreilles !
Le Perito Moreno–> ma claque de la Patagonie 😍

Le lendemain, nous prenons un bus vers la petite ville isolée d’El Chalten, au milieu des montagnes, des lacs et des rivières. La capitale du trekking en Patagonie ! (D’ailleurs nous étions présents pendant le festival national du trekking qui se déroule chaque année en mars.) Il y a de nombreuses randonnées à faire, la plus célèbre: celle du mont Fitz Roy (20 km aller-retour), qui conduit jusqu’au pied de ce sommet unique au monde. Le mont Fitz Roy est exposé plein Est, nous partons donc à 6h pour ne pas manquer le lever du soleil depuis le mirador. Le ciel est d’un rouge intense. Quel spectacle! Nous restons là pendant toute la déclinaison des couleurs. Le jour est levé, la lumière s’éteint sur le Fitz Roy. Nous continuons la randonnée. Le chemin est tellement joli! C’est l’automne depuis un jour et déjà les arbres se parent de ses sublimes couleurs! (Ma saison préférée pour les randos!!!!) On arrive au bout. L’endroit est magique, on se croit dans un rêve! L’eau des glaciers coulent en cascades dans un lagon bleu turquoise presque irréel, nous rappelant ceux qui nous avaient tant éblouis en Nouvelle-Zélande! Pique-nique, sieste, contemplation, photos, nous resterons pas moins de 3h sur place avant d’entamer le chemin du retour.

Que la nature est bien faite! 😍😍😍

C’est sur ces incroyables souvenirs que nous quittons la Patagonie.

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Torres Del Paine

En route pour découvrir ce que la Patagonie chilienne a de plus beau: le parque nacional Torres Del Paine.

Nous partons pour un trek de 4 jours et 3 nuits, avec sacs à dos, tente et réserve d’aliments. La météo est parfaite (ce qui ne nous empêchera pas de faire connaissance avec le fameux vent de Patagonie et ses violentes bourrasques!).
Le bus entre dans le parc est déjà le panorama nous coupe le souffle. Sur la route, nous croisons des guanacos (de la famille des lamas) qui semblent ne pas être effrayés outre-mesure par notre passage.
Le trek commence par une traversée en catamaran durant laquelle le décor de Torres Del Paine s’ouvre comme un livre devant nos yeux au fur et à mesure que les collines au premier plan dévoilent montagnes enneigées, glaciers et les fameuses « Tres Torres » qui ont données leur nom au parc. Une fois arrivés à quai, la rando commence.

J-1: direction le glacier Grey, un des plus remarquables paysage de ce parc. Nous sommes impatients de découvrir ça! Un pas devant l’autre, 11km et un dernier pas…Soudain, apparaissant devant nous, il est là! Tellement beau, tellement immense, qu’il n’est de mot pour le décrire. Submergée par l’émotion, mon cœur se serre et mes yeux se mettent à pleurer pour la première fois depuis le début de notre voyage. Je laisse sortir mes larmes sans retenue, c’est pour des moments comme celui-ci que je me suis lancée dans ce tour du monde! 😍😢❤️

Au fils des km, nous nous régalons des paysages variés, de la pureté de l’air, de l’eau des torrents et des espaces sauvages dont l’immensité n’a de mesure que le silence qui y règne. Nous rencontrons une partie de la faune du parc: chevaux, guanacos, condors des Andes… Il y a aussi des pumas (que par chance nous n’avons pas croisé!) Et aux abords: nandous (autruches), flamants roses et moutons.

Au matin du 3ème jour, Josselin se rend jusqu’au mirador des Tres Torres, point culminant du parc Torres Del Paine. De mon côté je prends la difficile mais sage décision de ne pas le suivre. Mon genou ne s’est toujours pas remis de la descente du volcan Ngauruhoe en Nouvelle-Zélande il y 3 semaines 😦 Je peux grimper tant que je veux mais les descentes sont difficiles, parfois j’ai si mal que je ne peux plus avancer. Dans ce cas précis, le dénivelé est trop fort, je sais que je ne pourrais pas redescendre sans souffrir. Alors Joss sera mes yeux. Je reste au campement Chileno d’où j’ai pu observer un spectacle merveilleux en guise de consolation. Entre 7h30 et 8h je me suis assise au bord de la rivière, face aux tours, et j’ai assisté au lever du soleil. Le ciel rouge a allumé lentement les tours comme une mèche. C’était tellement beau!!! Pendant ce temps, Joss arrive à leurs pieds. Devant lui se dressent trois colonnes de roche granitique hautes de plus de 2000m. Il dit qu’on se sent tout petit, comme écrasé face à leur immensité. A cette heure-ci, l’éclairage est encore orangé et le ciel bleu est parfaitement dégagé. Il restera là-haut 1h30 à contempler ces géantes avant de redescendre me rejoindre. Quel bonheur de l’apercevoir au loin, le sourire aux lèvres. Chacun a vécu un beau moment, rien qu’à soi et à la fois partagé avec l’autre par la pensée.

Le trek touche à sa fin et nous savourons une pinte de cerveza Austral de Patagonie « Torres Del Paine » au refuge central, devant une vue de carte postale, avant de regagner notre tente pour la dernière nuit dans le parc.

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Ushuaia & la Terre de Feu

Après un très long périple, empruntant tous types de transports, nous voilà enfin arrivés au bout du monde!!! Située entre le détroit de Magellan et l’Antarctique, au bord du canal Beagle, la ville mythique d’Ushuaia nous éblouit dès les premiers instants. Nous devions y passer 2 jours, nous y resterons finalement 4! Notre séjour commence par une visite de la ville: habitations colorées, ruelles grimpant vers la montagne… Le port est bondé de voiliers et de barques, mais aussi de gros bateaux naviguant vers l’Antarctique. Nous ne pouvions résister plus longtemps à l’appel de la mer et partons à la découverte du canal Beagle et de sa faune marine à bord du voilier très joliment nommé « If… ». C’est incroyable de pouvoir approcher d’aussi près les cormorans et les lions de mer, qui semblent si bien cohabiter ensemble sur leurs îlots.
Les jours qui suivent nous partons en randonnée dans le « parque nacional Tierra del Fuego » (la Terre de Feu). Paysage sauvage chargé d’une histoire, celle des Yamanas (peuple le plus primitif de l’humanité selon Charles Darwin) qui vivaient ici jusqu’à l’arrivée des Européens au 19ème. N’ayant pas d’habitations pour faire sécher leurs habits, ils vivaient complètement nus et se réchauffaient en faisant du feu. Ce qui donna plus tard le nom de Terre de Feu. Voilà pour la petite histoire 🙂 Nous avons passé deux jours et surtout une nuit… seuls au milieu de la nature, avec pour compagnie les rapaces (qui ont percé notre popote en silicone à coups de bec pendant notre sommeil! Grrrr!!) On a fait un beau feu (autorisé à cet endroit), tout un symbole ici. Un Ranger est passé pour nous avertir qu’il allait y avoir des vents violents, à 100km/h. Effectivement, on ne peut pas dire qu’on ait passé une nuit paisible, secoués dans notre tente, mais au moins il y avait un peu d’action! Les bruits des arbres qui grincent, des animaux et les ombres des branches agitées qui donnaient l’impression d’être entourés de personnes, flippant :-S On dormait par intermittence, à l’affût du moindre danger… Un film! Ahah! Mais on a survécu et ce fût une bonne expérience 😀 Le lendemain, en nous promenant le long de la rivière Lapatahia, on a vu un phoque chasser un saumon à quelques mètres de nous, la traque a duré plusieurs minutes. Être au bon endroit au bon moment! J’ai filmé toute la séquence, Nico serait fier de moi 😉

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#Challenge #New Zealand #Sheep

Cher Philippe,

C’est non sans peine que j’ai tenté de relever au mieux le défi que tu m’as lancé! En effet, des moutons il y en a vraiment partout!!! Du coup je me suis dit que ce défi ne devait pas être compliqué à relever, mais j’ai très vite compris que ça allait être la galère!!!!! 🙂 D’abord il fallait repérer les mérinos, comme je ne suis pas hyper douée en élevage de moutons, je me suis faite aidée. Ensuite, l’objectif : prendre une photo avec l’un d’eux. Pas simple, ils sont absolument tous dans des enclos! Je finis par en approcher et là, ça décampe à une vitesse dingue. J’ai bien cru que je les avais traumatisés! Mais j’ai rien fait pourtant!!! En fait j’ai appris par la suite que ces moutons étaient extrêmement peureux. Si tu savais le nombre de fois où j’ai tenté de prendre une photo avec, ça fait 3 semaines que j’essaye! J’ai rien lâché promis, mais tu devras te contenter de cette photo où l’on peut voir les mérinos courir derrière moi tellement je les effraie! En bonus je te met une photo que j’ai prise tout au début quand je ne savais pas à quoi ressemblait un mérinos, j’étais toute fière de moi en plus 😂 mais en fait c’était une Black Sheep, l’autre célèbre race de moutons néo-zélandaise! Il y a même un film qui porte son nom. Voilà voilà, en tout cas je me suis bien amusée ! Ahahah on aurait dit M. Bean en train de courir derrière les moutons dans les près 😂😂😂 Merci pour ce défi!!! Je ne l’oublierai pas celui là! J’ai pensé très fort aux enfants de Docteur Sourire et je me suis dit que s’ils m’avaient vu, ils auraient tous éclatés de rire j’en suis sûre!

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Voici le défi lancé par Philippe :

“People in New Zealand are greatly outnumbered by sheep, and our sheep-to-person ratio is high relative to other countries. (About 30 millions)

It’s still twice as high as Australia’s, for example, which currently has fewer than three sheep per person.

You will need to find a Merino sheep, and take one picture with the sheep.

Good Luck”

Challenge accepted Philippe ! 😉

Bay of Islands

Après avoir supporté les Chiefs d’Hamilton contre les Blues d’Auckland, deux belles équipes de rugby composées d’All Blacks, qui nous ont offert un match palpitant (41-26 pour les Chiefs), l’heure est venue de décider de notre dernière destination Néo-zélandaise.

–> Cap au Nord, vers Bay of Islands. Destination de pêche et de nautisme, l’endroit idéal pour troquer notre van contre un voilier! C’est à bord du She’s a Lady que nous avons passé notre toute dernière journée dans ce fabuleux pays. Nous avons navigué sur des eaux transparentes, au milieu de 144 îles, observant les dauphins et manchots jouer dans les vagues. Le rêve! 🌴☀️😍 Notre skipper, David, était d’une bonne humeur contagieuse et a su merveilleusement nous partager sa passion et prodiguer ses conseils. Nous aurions pu l’écouter des heures durant nous raconter l’océan (il a construit lui même un voilier pendant 4 ans avant de partir avec toute sa famille faire un tour du monde), de tout ce que cela apporte: humilité, bonheur intense, contemplation, richesse de l’âme… Une très belle rencontre!!!

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Le Mont Ngauruhoe

Deuxième journée au Tongariro National Park.
Très impressionnés par ce cône parfait et isolé, nous avons décidé de tenter l’ascension du majestueux volcan Ngauruhoe (2291 m). « On y va, on verra bien! »
Réveil 5h45, un petit déj’ pour prendre des forces et c’est parti. Départ de Mangatepopo (1120 m). Après 1h40 de randonnée nous arrivons au pied de ce géant. Le ciel est parfaitement dégagé et les prévisions météo sont bonnes, mais on reste vigilants jusqu’au bout car le temps peut très vite tourner en montagne. La pente est très raide dès le début, il n’y a aucun chemin tracé, chacun se débrouille donc comme il peut. Comme nous marchons sur un volcan fait de roches basaltiques, le sol est instable. Les pieds s’y enfoncent, parfois jusqu’aux chevilles, les pierres roulent. On entend plus haut des voix crier « ROCKS!!! », ça nous met tout de suite dans l’ambiance 🙂 Avec prudence, nous avançons un pied à la fois. A l’approche du sommet, sur la roche rouge, ça s’apparente plus à de l’escalade qu’à de la marche. C’est dur, on galère mais on s’éclate 😀 Puis on arrive au sommet, après 2h d’ascension, et sous nos yeux un cratère absolument gigantesque! C’était complètement fou! La nature dans toute sa splendeur. Dire que c’est de là que jaillissent les puissantes éruptions volcaniques qui ont dessiné le paysage qui nous entoure. Le volcan est encore actif. La dernière éruption du Mont Ngauruhoe date de 1975. On savoure notre repas assis là au bord du cratère (une salade de riz au thon!), contemplant la vue et observant les fumées qui s’échappent de la roche à quelques mètres de nous. Puis vient le moment d’entamer la descente. Je vous laisse imaginer… Rajoutez à cela: pertes d’équilibre, quelques gamelles et les chaussures qui se remplissent de terre et de cailloux. Voilà, 30 min plus tard on est en bas. J’ai laissé mon genoux gauche au passage, rien de méchant juste un peu trop sollicité. Mais quel souvenir incroyable et unique cela nous laisse!!! C’était GE-NI-AL 😀😀😀😀

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Le centre de l’île du Nord

Après notre superbe journée au festival haka, nous nous dirigeons vers le centre de l’île du Nord.
Premier arrêt à Taupo, qui paraît-il est la capitale mondiale du parachutisme. Ah bon? Moi qui en ai toujours rêvé 😀 Qu’à cela ne tienne alors! Bref j’ai sauté, c’était GÉ-NI-AL!!! Après mon grand bol d’air et d’adrénaline, un peu de repos et baignade au lac de Taupo nous fait le plus grand bien.
La région Centre est caractérisée par son activité volcanique, c’est ici que la plaque tectonique Pacifique glisse sous l’Australienne, mais pour comprendre tout ça, Wikipédia et Google vous aiderons mieux que moi! Sources d’eaux chaudes, geysers, air qui sent (pue) le souffre, nous sommes à Rotorua. Puis au centre thermal de Wai-O-Tapu, on n’avait pas compris au début, on s’est cru à Amnéville, on a pris nos maillots et nos serviettes, mais les « piscines » sont en fait des phénomènes géothermiques, à 74°C, remplies d’acide, d’arsenic, de souffre, d’antimoine… On a évité le drame! En tout cas c’était incroyable !
Dernière étape au Centre: le Tongariro National Park, pour une randonnée légendaire (parmi les plus belles au monde sur une journée), le Tongariro Alpine Crossing. Pour les connaisseurs, c’est ici qu’a été tournée la scène du Mordor dans le Seigneur des Anneaux, avec la fameuse montagne du Destin. 6 heures et 19,4km inoubliables!!!

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