En passant par le Pérou…

Aujourd’hui s’achève notre séjour péruvien. De Puno, au bord du lac Titicaca, à Cusco, nous avons passé de très bons moments culturels et gastronomiques. Mais c’est dans les Andes que notre cœur à fait un bond.

Cela a commencé par 5 jours de trek vers le Machu Picchu. Le Salkantay trek offre des paysages d’une grande variété: montagnes, glaciers, lacs, ruisseaux et cascades, en passant par la jungle, les cultures de café, maïs, avocats, bananes, et les petits villages d’agriculteurs. Les montagnes ici sont si grandes et si impressionnantes que nous n’en voyons pas toujours les sommets, cachés la tête dans les nuages. A la nuit tombée, le ciel scintille de ses milliers d’étoiles nous rappelant à quel point nous sommes isolés dans cette immensité. Ici pas de Wi-Fi, pas de TV, aucun bruit de la ville. Cela fait tellement de bien de se reconnecter à la nature et aux gens… Nous sommes un petit groupe très hétéroclite de 15 personnes, de différentes nationalités: Irlande, Uruguay, Nouvelle-Zélande, Australie, Hollande, Canada, le guide péruvien et nous deux, seuls français. Tous les soirs le chef et ses assistants nous concoctent une délicieuse cuisine locale, mais nous ne faisons rarement long feu. Au lit vers 20h, car le réveil chaque matin sonne aux alentours de 5h. Au total, nous avons marché 69km, avec un dénivelé positif de 1700m pour atteindre l’altitude maximale de 4600m le 2e jour, au pied de la montagne  Salkantay. Quelle expérience inoubliable de partage et de dépassement de soi! Et aussi du fun, du rire, une fête autour du feu, musique à fond, tout le monde qui danse… Baignades dans des sources d’eaux chaudes et tyroliennes au beau milieu de cette nature luxuriante… Tout cela pour nous mener au Machu Picchu. Jour J. Réveil à 3h30, on se dirige vers l’entrée des marches. A 5h les portes s’ouvrent et il ne reste « plus que » 2000 marches qui nous séparent de cette cité inca. La montée est difficile, nous sommes à peine réveillés, le souffle nous manque, à chaque pallier par petit groupe on fait des pauses, mais le but est si grand qu’il nous fait repousser nos limites et bientôt la dernière marche. Nous sommes arrivés juste à temps pour le lever du soleil. Une merveille se découvre sous nos yeux. Les miens pleurent car l’émotion est trop grande et la fatigue joue beaucoup. Depuis des mois sur mon fond d’écran d’ordinateur au bureau et désormais face à moi 😍 Un souvenir marquant qui me rappelera qu’il ne faut jamais cesser de poursuivre ses rêves!!

De retour à Cusco, après deux jours de repos nécessaires, nous reprenons la route vers la montagne pour une randonnée exceptionnelle vers la Rainbow Mountain. Arrivés au mirador, à 5200m d’altitude, nous n’avons jamais marché aussi haut de notre vie! Le panorama tient toutes ses promesses et nous offre un paysage haut en couleur 🌈

Le séjour touche à sa fin et nous embarquons pour une escale à Lima avant de gagner l’Equateur.

–> Direction les Galapagos!

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#Défi #Bolivie #Poirier

Ma chère Louise,

Elles sont loin les années UNSS du collège Albert Camus, mais avec un peu d’entraînement, je crois bien que je suis prête pour les J.O d’Uyuni, équipe féminine, catégorie « clowneries » !!! Qu’en penses-tu ???? 😀

 

Et comme promis, voici le making off:

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Voici le défi lancé par Louise:

Faire un poirier dans le Salar de Uyuni dans la partie blanche du désert de sel avec un nez rouge!

Défi accepté! Avec making off en bonus 😂

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En passant par la Bolivie…

Après une nuit de plus à l’aéroport de Santiago, nous voilà partis pour La Paz, en Bolivie. Située à près de 3700m d’altitude, la « capitale » la plus haute du monde nous a demandée un temps d’acclimatation. J’avais presque oublié ce détail, mais la piqûre de rappel se fait vite ressentir quand arrivée à l’auberge de jeunesse avec ton backpack de 14kg, on te dit que ta chambre est au 3e étage! :-/ Après une première journée de repos, nous partons à la découverte de cette ville qui nous impressionne beaucoup. Le dépaysement est total. Des immeubles en briques rouges à perte de vue sur les montagnes, des files de taxis collectifs qui klaxonnent à tout-va, des gens absolument partout qui montent ou qui descendent les rues très pentues… Beaucoup de femmes portent l’habit traditionnel. Mais où vont tout ces gens? Où travaillent-ils? La ville ressemble à un marché géant, tout le monde ici semble avoir quelque chose à vendre. Il y a des « stands » de fortune à chaque mètre, où l’on trouve de tout, même des becs de touquan et des fœtus de lama dans le célèbre marché aux sorcières. Si, si, ça aiderait à conjurer les mauvais sorts paraît-il! Pour prendre un peu plus de hauteur, nous empruntons un des téléphériques (la ville en compte plusieurs depuis 2014) qui nous amène à 4095m d’altitude et nous offre un panorama surréaliste.

Après cette journée dépaysante, nous prenons le bus de nuit pour le Sud, à Tupiza. C’est ici que commence notre excursion en 4×4 dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni. Pendant 4 jours, en compagnie de Limber, notre guide (qui est aussi notre chauffeur), de Modesta, la cuisinière et nos 2 compagnons de route, Laura et Claire, nous traversons des paysages époustouflants et variés. Musique latino à fond dans la voiture (no puedo màs!), gastronomie bolivienne, fous rires et même partie de foot sur le Salar, tous ces moments de partage nous ont permis de vivre une aventure humaine inoubliable!!! 😍❤️😀

C’est incroyable, nous sommes à 5000m d’altitude et il y a de la végétation, des lamas et des flamants roses! Il fait même chaud. On ne peut pas s’empêcher de comparer avec la France et de se dire que chez nous ce serait impossible de voir cela a une telle altitude! Tout ici nous surprend et nous bluffe totalement. Et ce Salar… 10 000km2 de sel, vestige d’un ancien lac, qui ne finit pas de nous éblouir. Si beau et si apaisant, si pur et si grand.

La Bolivie a été pour moi un ÉNORME COUP DE CŒUR inattendu! Les paysages m’ont laissée sans voix. J’avais l’impression de rentrer véritablement dans un tableau à chaque fois. À l’instar de Salvador Dali et le désert qui porte son nom (5ème photo), je comprends maintenant pourquoi de grands peintres ont été inspirés par cette nature. Tout ici à quelque chose de singulier et poétique. Mais ce n’est pas seulement pour les paysages que mon cœur a fondu. En passant à peine 10 jours dans ce pays, j’ai été émue par la gentillesse des Boliviens. Ils ont le cœur sur la main, cherchent toujours à vous aider et surtout pour moi, le plus important dans la vie, ils sourient !!! Ce pays me marque car ses habitants sont très pauvres économiquement mais tellement riches dans le partage.

Nous terminons notre séjour par une croisière sur le lac Titicaca, vers la Isla del Sol, dont la moitié nord est fermée pour cause de blocus des indigènes. Ce que je trouve bien au final 🙂

I ❤️ Bolivie !

#Défi #Île de Pâques #Statues

Ma chère Fleur,

Il m’aura fallu bien des tentatives avant de parvenir à faire rire les statues de l’île de Pâques. Mais à force de persévérance et d’imagination, j’ai résolu un des plus grands mystères de l’Histoire! Comment faire rire les Moaïs ? Par des chatouilles sous le menton, c’était ça la clé !!! Les statues rapanuis sont très chatouilleuses et avec mon nez rouge, elles n’ont pas résisté longtemps avant d’éclater de rire! Ahahah! 😀 La preuve en images:

Les doigts dans le nez, ça n’a pas fonctionné 😐

Mes clowneries par terre ont esquissé un sourire 🙂

Mais finalement, même les Moaïs ne résistent pas aux guilis sous le menton !!!

En regardant de plus près… 😀 😀 😀

 

 

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Voici le défi lancé par Fleur:

« Oui les statues de l’île de Pâques sont impressionnantes et spectaculaires ! Mais elles n’ont pas l’air de s’amuser ! Elles devraient avoir un clown pour les faire rigoler …
Le défi : se transformer en clown farceur pour faire rire ces statues ! »

Défi accepté ! Resteront-elles de marbre face à mon nez rouge? 😀

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Isla de Pascua (Rapa Nui)

L’Ile de Pâques également appelée Rapa Nui, est un des endroits les plus isolés au monde, perdu au fin fond de l’Océan Pacifique (à 3700 km de la côte chilienne). C’est ici que notre curiosité nous a poussée à venir découvrir les mystères qui l’entourent.

Dès notre arrivée, nous sentons immédiatement le dépaysement. L’aéroport est orné de sculptures en bois et des statues en pierre trônent à l’extérieur. Benjamin, le gérant du camping où nous séjournons, est venu nous chercher et nous accueille chaleureusement avec un collier de fleurs fraîches qu’il nous passe autour du coup en nous faisant la bise: « Ia Orana, bienvenue! ». En vrai, ça s’est passé de cette façon 😉
La route pour accéder au camping est en terre et toute cabossée. Et c’est comme ça sur la totalité de l’île. Ici il n’y a que des 4×4, des quads et des motos/scooter.

Nous visitons le centre ville pour notre première journée. Hanga Roa est l’unique ville. C’est ici que vivent la majeure partie des 6000 habitants de l’île. Nous y trouvons: un office du tourisme, une rue commerçante avec des loueurs de voitures et des magasins de souvenirs, un tout petit port de pêche, des restaurants, un petit stade de foot, deux minis-plages et…et c’est tout. Mais il nous suffit de continuer quelques mètres plus loin pour tomber sur les premières statues colossales, appelées « moaïs », qui tournent le dos à l’océan. Un avant goût de ce qui nous attend.

Au camping Tipanie Moana, nous faisons la connaissance d’Eve et Tim, un couple de trentenaires français qui font eux aussi un tour du monde. Nous sympathisons et après discussion nous décidons de louer une voiture tous les 4 pour partir à la découverte de l’île. Le courant est tout de suite passé, c´était un peu comme si nous étions partis en vacances avec des potes! 🙂
En route donc pour notre mini road trip. En longeant la côte, nous pouvons admirer les nombreux moaïs, pour la plupart tombés à terre, soit à cause de tsunamis, soit pendant une guerre de clans (quelques siècles auparavant il y avait une dizaine de clans rapanuis, qui érigeaient des « ahu », sorte d’autels, sur lesquels ils posaient des moaïs dos à l’océan pour les protéger. Lors des guerres entre clans, ils renversaient les statues des autres pour toucher au moral et prouver leur force).
Plusieurs mystères existent autour de l’histoire des moaïs. Le principal est technique. Les moaïs étaient taillés dans la pierre du volcan Rano Raraku, à l’intérieur des terres.
La question qui se pose, et qui n’a toujours pas de réponse à ce jour, est de savoir comment les rapanuis ont fait pour déplacer les moaïs jusque sur la côte? Certains d’entre eux pèsent plusieurs dizaines de tonnes et ont parcourus jusqu’à 18km.
N’est-ce pas fascinant??? :-O Au gré de nos visites nous essayerons d’en savoir plus, mais les panneaux explicatifs sur les sites sont effacés ou inexistants…

Durant ces quelques jours nous avons également fait des randonnées et découvert sur notre chemin de nombreuses grottes dont les toutes petites entrées sont bien cachées dans le paysage. Mais aussi des pétroglyphes (dessins taillés dans la pierre) et un village cérémonial fondé sur un autre culte: celui du Make-make et l’institution du Birdman (chaque année une compétition avait lieu, les hommes les plus forts partaient à la nage sur une île microscopique et attendaient l’arrivée des oiseaux. A la ponte du premier œuf, celui qui le trouvait devait le rapporter sur l’île de Pâques, escalader la falaise et l’offrir au roi. Il devenait alors à son tour Tangata Manu, le roi des rapanuis, jusqu’à la prochaine compétition.)

Choses dépaysantes également, la faune et la flore. Nous croisions sur notre route chiens, poules, chevaux et vaches vivant tous en harmonie et totale liberté. Le paysage est assez aride, il n’y a plus d’arbres sur l’île, mais il y a de nombreux volcans. C’est d’ailleurs par l’éruption de trois volcans que l’île s’est créée. Les volcans ne sont plus actifs car l’île ne se situe plus au-dessus d’un point chaud. La plaque tectonique continue de bouger et dans quelques milliers (ou millions) d’années l’île de Pâques sera engloutie.

En bref, ce n’est pas une île du Pacifique comme les autres. On n’y va pas pour des petites vacances en famille. C’est un véritable musée à ciel ouvert. Un lieu fascinant et perturbant pour les personnes qui n’aiment pas rester sans réponse, comme nous 😉

L’île de Pâques –> un voyage HORS DU TEMPS!!!

L’Ile de Pâques et le rituel Rapa Nui

A peine arrivés sur la mystérieuse Île de Pâques, nous sommes accueillis par leurs habitants, le peuple indigène des Rapa Nuis. Ils sont vêtus de peaux en guise de « jupe » et recouverts de peinture rouge et blanche partout sur le corps. Nous sommes d’abord surpris, puis un peu effrayés car ils n’ont vraiment pas l’air très commodes. Nous avions pourtant lu beaucoup d’informations dans notre guide et sur internet avant d’arriver, échangé avec d’autres voyageurs, mais nous ne nous attendions pas à cela et surtout, rien ne nous avez préparé à ce qui allait suivre!! :-/

Nous sommes une cinquantaine de touristes à débarquer en même temps et tout le monde se regarde, interloqué. Dans une langue incompréhensible, celui qui semble être le chef de tribu, se met à crier et tous les hommes Rapa Nuis sortent leurs lances et regroupent tous les touristes ensemble. On croit d’abord à un spectacle local, puis un des indigènes se met à parler en anglais et nous explique qu’il s’agit d’un rituel ancestral de bienvenue. Il demande aux femmes de se mettre d’un côté et aux hommes de l’autre. Autant vous dire qu’on n’avait vraiment pas le choix vu la manière dont cela était demandé! On commence sérieusement à flipper, mais on obéit. Après tout, nous sommes des étrangers qui venons sur leur île, nous devons respecter leur culture et traditions. Nous « jouons » donc le jeu.

Joss est quelques mètres plus loin et je le vois commencer à enlever sa chemise. C’est quoi ce délire ??! J’ai à peine le temps de réaliser ce qu’il se passe, qu’on me bande les yeux et me fait m’assoir le long d’un muret. J’entend qu’on me dépose un bol devant moi et une odeur fétide me monte au nez. C’est là que j’ai compris ce qui m’attendait. Moi qui ai toujours rêvé de participer à Koh Lanta, je suis servie (c’est le cas de le dire!). Une femme de la tribu nous dit que si nous voulons être digne de cette île, nous devons tout manger sans poser de question ou repartir dans l’avion. Dans ma tête je pense « respecte leur culture, respecte leurs traditions » et je m’exécute. C’est chaud et visqueux, ça pue tellement que j’ai l’impression de sentir mes chaussettes après un trek de 5 jours. J’essaye de mâcher mais c’est comme du pneu, ça ne réduit pas. Au bout de quelques secondes, je décide finalement d’avaler tout rond. Je vous passe les détails de ma réaction physique instantanée. Mon estomac n’a pas aimé et me l’a fait immédiatement savoir. On me débande les yeux. Je regarde les autres femmes et toutes semblent être dans le même état de dégoût, mais ont fini leurs bols! On se permet de demander ce que c’était, mais nous n’obtiendrons jamais la réponse. Je pencherai pour des yeux de je ne sais quoi ou une plante bizarre (j’espère vraiment que c’était l’option 2!).

On retrouve ensuite les hommes. Joss me raconte son épreuve: il devait tenir en équilibre les pieds joints sur un poteau au-dessus de l’eau le plus longtemps possible. Un truc de fou cette histoire! On est encore sous le choc mais tout va bien! On a passé l’épreuve du rituel et après un discours de bienvenue du chef de la tribu, on nous donne une dernière recommandation: ne jamais parler du rituel à qui que ce soit sous peine de mettre en danger la personne qui entendra cette histoire! Je comprends mieux maintenant pourquoi personne ne nous avait prévenus! On nous remet ensuite un certificat nous autorisant à entrer sur l’île. Quelle épopée!!! En revanche, puisque vous lisez cela, c’est que je n’ai pas respecté la règle ultime, mais bon franchement que peut-il vous arriver? On est le 1er avril, ils ne vont pas oser vous faire un poisson d’avril quand même? Nous par contre… 😉

 

 
[L’article a été écrit le 1er avril mais comme nous n’avions pas internet sur l’île je ne pouvais l’envoyer qu’à notre retour. Donc ça compte quand même !!!! Hihihi :-D]