Les îles Galapagos

Avant de décoller pour les îles Galapagos, petite visite de Quito. Nous sommes tombés sous le charme des ruelles colorées et pleine de vies de la capitale de l’Equateur.

Dans l’avion, depuis le hublot, nous admirons le paysage à l’approche de notre destination. En survolant l’archipel on peut observer les îles sauvages où la nature règne en maître. Je sens déjà que je vais adorer!
Nous atterrissons sur la petite île de Baltra, puis prenons le bateau qui nous amène sur la isla Santa Cruz. C’est ici que commence notre séjour.
Arrivés à Puerto Ayora, la ville principale où se concentre la majeure partie des habitants des Galapagos, nous partons nous balader près du port. Sur le chemin, nous croisons iguanes, pélicans, crabes rouges et otaries (qui font la sieste à l’ombre sur le ponton) et de drôles de clients qui font la queue chez le poissonnier (photo 4)! Tout de suite on se rend compte que le rapport aux animaux est différent de ce qu’on a toujours connu. Ils ne semblent pas apeurés par notre présence, au contraire. En fait, c’est comme si nous étions invités chez eux. La cohabitation entre humains et animaux se fait parfaitement bien et chacun trouve sa place.
Les jours qui suivent nous partons dans les terres, dans la réserve d’El Chato, pour aller à la rencontre des tortues géantes des Galapagos. Elles sont vraiment très impressionnantes! On dirait un peu des dinosaures avec une tête de serpent. On les observe se déplacer (très lentement), croquer des fruits qui ressemblent à des pommes et se reposer, toujours à l’ombre.

Après 3 jours passés sur Santa Cruz, nous quittons l’île pour nous rendre sur la Isla Isabela, la plus grande île des Galapagos et celle qui a l’activité volcanique la plus importante de l’archipel avec ses 5 volcans actifs. La traversée sur le Pacifique dure 2h30 et s’avère un peu mouvementée… À mi-chemin, des dauphins nous ont offert un beau spectacle en sautant par dessus les vagues. Nous étions tout de même content d’arriver à la fin!! Dès que nous posons le pied sur le ponton, nous avons la belle surprise de voir une raie manta. L’eau est si claire et pure. Nous louons des palmes, masques et tubas pour faire du snorkeling dans un super spot dédié à cette activité: la Concha de Perla. Le lendemain, nous partons en excursion pour la journée à Los Tuneles, une formation volcanique au milieu de la mer. Au programme: petite balade sur les îlots volcaniques, où nous attendent les Boobies à pattes bleues. C’est une espèce d’oiseaux endémiques, uniques au monde et qui n’existe qu’ici. Nous pouvons les voir de près, comme tous les autres animaux de l’archipel, ils ne s’effraient pas lorsque nous approchons. Quelques minutes après notre arrivée, nous assistons à deux scènes importantes de la vie de ces oiseaux: des mâles en compétition font la cour aux femelles, en levant alternativement leurs pattes pour montrer leur belle couleur. Le gagnant est celui qui a les pattes les plus bleues! Nous avons également observer une femelle couver ses œufs. Quelle chance d’avoir pu assister à ces instants uniques. Ensuite, nous regagnons le bateau pour nous rendre dans un spot de snorkelling accompagnés de notre guide et nageons permis les tortues de mer, qui sont nombreuses et superbes. Nous avons également pu admirer de près les petits requins inoffensifs de l’Equateur. Et clou du spectacle, grâce à l’œil expert de notre guide nous avons eu l’immense chance d’observer un hippocampe dans la mangrove, chacun son tour et sans mouvement de palmes pour ne pas l’effrayer et risquer de le faire partir. C’est si rare qu’on se sent privilégiés!

Notre séjour touche bientôt à sa fin et je sens déjà que tous ces animaux vont me manquer. Nous devons retourner sur l’île Santa Cruz pour prendre notre avion, mais avant de partir, nous nous baignons une dernière fois dans l’eau turquoise, sur une petite plage paradisiaque où plus d’une dizaine d’otaries se reposent sur les bancs ou sur le sable à l’ombre. Nous nageons un peu pour nous rafraîchir et là, surprise! Nous sommes rejoins par des otaries qui semblent vouloir jouer avec nous. Elles tournent autour de nous, s’amuse à nous faire peur en nous « fonçant » dessus jusqu’à toucher nos masques ou l’objectif de l’appareil photo avec leur museau. Nous nous amusons beaucoup!! 🙂

Quelle aventure unique ce séjour aux Galapagos ! Comme un rêve de gosse 🐢🐬❤️

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En passant par le Pérou…

Aujourd’hui s’achève notre séjour péruvien. De Puno, au bord du lac Titicaca, à Cusco, nous avons passé de très bons moments culturels et gastronomiques. Mais c’est dans les Andes que notre cœur à fait un bond.

Cela a commencé par 5 jours de trek vers le Machu Picchu. Le Salkantay trek offre des paysages d’une grande variété: montagnes, glaciers, lacs, ruisseaux et cascades, en passant par la jungle, les cultures de café, maïs, avocats, bananes, et les petits villages d’agriculteurs. Les montagnes ici sont si grandes et si impressionnantes que nous n’en voyons pas toujours les sommets, cachés la tête dans les nuages. A la nuit tombée, le ciel scintille de ses milliers d’étoiles nous rappelant à quel point nous sommes isolés dans cette immensité. Ici pas de Wi-Fi, pas de TV, aucun bruit de la ville. Cela fait tellement de bien de se reconnecter à la nature et aux gens… Nous sommes un petit groupe très hétéroclite de 15 personnes, de différentes nationalités: Irlande, Uruguay, Nouvelle-Zélande, Australie, Hollande, Canada, le guide péruvien et nous deux, seuls français. Tous les soirs le chef et ses assistants nous concoctent une délicieuse cuisine locale, mais nous ne faisons rarement long feu. Au lit vers 20h, car le réveil chaque matin sonne aux alentours de 5h. Au total, nous avons marché 69km, avec un dénivelé positif de 1700m pour atteindre l’altitude maximale de 4600m le 2e jour, au pied de la montagne  Salkantay. Quelle expérience inoubliable de partage et de dépassement de soi! Et aussi du fun, du rire, une fête autour du feu, musique à fond, tout le monde qui danse… Baignades dans des sources d’eaux chaudes et tyroliennes au beau milieu de cette nature luxuriante… Tout cela pour nous mener au Machu Picchu. Jour J. Réveil à 3h30, on se dirige vers l’entrée des marches. A 5h les portes s’ouvrent et il ne reste « plus que » 2000 marches qui nous séparent de cette cité inca. La montée est difficile, nous sommes à peine réveillés, le souffle nous manque, à chaque pallier par petit groupe on fait des pauses, mais le but est si grand qu’il nous fait repousser nos limites et bientôt la dernière marche. Nous sommes arrivés juste à temps pour le lever du soleil. Une merveille se découvre sous nos yeux. Les miens pleurent car l’émotion est trop grande et la fatigue joue beaucoup. Depuis des mois sur mon fond d’écran d’ordinateur au bureau et désormais face à moi 😍 Un souvenir marquant qui me rappelera qu’il ne faut jamais cesser de poursuivre ses rêves!!

De retour à Cusco, après deux jours de repos nécessaires, nous reprenons la route vers la montagne pour une randonnée exceptionnelle vers la Rainbow Mountain. Arrivés au mirador, à 5200m d’altitude, nous n’avons jamais marché aussi haut de notre vie! Le panorama tient toutes ses promesses et nous offre un paysage haut en couleur 🌈

Le séjour touche à sa fin et nous embarquons pour une escale à Lima avant de gagner l’Equateur.

–> Direction les Galapagos!

En passant par la Bolivie…

Après une nuit de plus à l’aéroport de Santiago, nous voilà partis pour La Paz, en Bolivie. Située à près de 3700m d’altitude, la « capitale » la plus haute du monde nous a demandée un temps d’acclimatation. J’avais presque oublié ce détail, mais la piqûre de rappel se fait vite ressentir quand arrivée à l’auberge de jeunesse avec ton backpack de 14kg, on te dit que ta chambre est au 3e étage! :-/ Après une première journée de repos, nous partons à la découverte de cette ville qui nous impressionne beaucoup. Le dépaysement est total. Des immeubles en briques rouges à perte de vue sur les montagnes, des files de taxis collectifs qui klaxonnent à tout-va, des gens absolument partout qui montent ou qui descendent les rues très pentues… Beaucoup de femmes portent l’habit traditionnel. Mais où vont tout ces gens? Où travaillent-ils? La ville ressemble à un marché géant, tout le monde ici semble avoir quelque chose à vendre. Il y a des « stands » de fortune à chaque mètre, où l’on trouve de tout, même des becs de touquan et des fœtus de lama dans le célèbre marché aux sorcières. Si, si, ça aiderait à conjurer les mauvais sorts paraît-il! Pour prendre un peu plus de hauteur, nous empruntons un des téléphériques (la ville en compte plusieurs depuis 2014) qui nous amène à 4095m d’altitude et nous offre un panorama surréaliste.

Après cette journée dépaysante, nous prenons le bus de nuit pour le Sud, à Tupiza. C’est ici que commence notre excursion en 4×4 dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni. Pendant 4 jours, en compagnie de Limber, notre guide (qui est aussi notre chauffeur), de Modesta, la cuisinière et nos 2 compagnons de route, Laura et Claire, nous traversons des paysages époustouflants et variés. Musique latino à fond dans la voiture (no puedo màs!), gastronomie bolivienne, fous rires et même partie de foot sur le Salar, tous ces moments de partage nous ont permis de vivre une aventure humaine inoubliable!!! 😍❤️😀

C’est incroyable, nous sommes à 5000m d’altitude et il y a de la végétation, des lamas et des flamants roses! Il fait même chaud. On ne peut pas s’empêcher de comparer avec la France et de se dire que chez nous ce serait impossible de voir cela a une telle altitude! Tout ici nous surprend et nous bluffe totalement. Et ce Salar… 10 000km2 de sel, vestige d’un ancien lac, qui ne finit pas de nous éblouir. Si beau et si apaisant, si pur et si grand.

La Bolivie a été pour moi un ÉNORME COUP DE CŒUR inattendu! Les paysages m’ont laissée sans voix. J’avais l’impression de rentrer véritablement dans un tableau à chaque fois. À l’instar de Salvador Dali et le désert qui porte son nom (5ème photo), je comprends maintenant pourquoi de grands peintres ont été inspirés par cette nature. Tout ici à quelque chose de singulier et poétique. Mais ce n’est pas seulement pour les paysages que mon cœur a fondu. En passant à peine 10 jours dans ce pays, j’ai été émue par la gentillesse des Boliviens. Ils ont le cœur sur la main, cherchent toujours à vous aider et surtout pour moi, le plus important dans la vie, ils sourient !!! Ce pays me marque car ses habitants sont très pauvres économiquement mais tellement riches dans le partage.

Nous terminons notre séjour par une croisière sur le lac Titicaca, vers la Isla del Sol, dont la moitié nord est fermée pour cause de blocus des indigènes. Ce que je trouve bien au final 🙂

I ❤️ Bolivie !

Isla de Pascua (Rapa Nui)

L’Ile de Pâques également appelée Rapa Nui, est un des endroits les plus isolés au monde, perdu au fin fond de l’Océan Pacifique (à 3700 km de la côte chilienne). C’est ici que notre curiosité nous a poussée à venir découvrir les mystères qui l’entourent.

Dès notre arrivée, nous sentons immédiatement le dépaysement. L’aéroport est orné de sculptures en bois et des statues en pierre trônent à l’extérieur. Benjamin, le gérant du camping où nous séjournons, est venu nous chercher et nous accueille chaleureusement avec un collier de fleurs fraîches qu’il nous passe autour du coup en nous faisant la bise: « Ia Orana, bienvenue! ». En vrai, ça s’est passé de cette façon 😉
La route pour accéder au camping est en terre et toute cabossée. Et c’est comme ça sur la totalité de l’île. Ici il n’y a que des 4×4, des quads et des motos/scooter.

Nous visitons le centre ville pour notre première journée. Hanga Roa est l’unique ville. C’est ici que vivent la majeure partie des 6000 habitants de l’île. Nous y trouvons: un office du tourisme, une rue commerçante avec des loueurs de voitures et des magasins de souvenirs, un tout petit port de pêche, des restaurants, un petit stade de foot, deux minis-plages et…et c’est tout. Mais il nous suffit de continuer quelques mètres plus loin pour tomber sur les premières statues colossales, appelées « moaïs », qui tournent le dos à l’océan. Un avant goût de ce qui nous attend.

Au camping Tipanie Moana, nous faisons la connaissance d’Eve et Tim, un couple de trentenaires français qui font eux aussi un tour du monde. Nous sympathisons et après discussion nous décidons de louer une voiture tous les 4 pour partir à la découverte de l’île. Le courant est tout de suite passé, c´était un peu comme si nous étions partis en vacances avec des potes! 🙂
En route donc pour notre mini road trip. En longeant la côte, nous pouvons admirer les nombreux moaïs, pour la plupart tombés à terre, soit à cause de tsunamis, soit pendant une guerre de clans (quelques siècles auparavant il y avait une dizaine de clans rapanuis, qui érigeaient des « ahu », sorte d’autels, sur lesquels ils posaient des moaïs dos à l’océan pour les protéger. Lors des guerres entre clans, ils renversaient les statues des autres pour toucher au moral et prouver leur force).
Plusieurs mystères existent autour de l’histoire des moaïs. Le principal est technique. Les moaïs étaient taillés dans la pierre du volcan Rano Raraku, à l’intérieur des terres.
La question qui se pose, et qui n’a toujours pas de réponse à ce jour, est de savoir comment les rapanuis ont fait pour déplacer les moaïs jusque sur la côte? Certains d’entre eux pèsent plusieurs dizaines de tonnes et ont parcourus jusqu’à 18km.
N’est-ce pas fascinant??? :-O Au gré de nos visites nous essayerons d’en savoir plus, mais les panneaux explicatifs sur les sites sont effacés ou inexistants…

Durant ces quelques jours nous avons également fait des randonnées et découvert sur notre chemin de nombreuses grottes dont les toutes petites entrées sont bien cachées dans le paysage. Mais aussi des pétroglyphes (dessins taillés dans la pierre) et un village cérémonial fondé sur un autre culte: celui du Make-make et l’institution du Birdman (chaque année une compétition avait lieu, les hommes les plus forts partaient à la nage sur une île microscopique et attendaient l’arrivée des oiseaux. A la ponte du premier œuf, celui qui le trouvait devait le rapporter sur l’île de Pâques, escalader la falaise et l’offrir au roi. Il devenait alors à son tour Tangata Manu, le roi des rapanuis, jusqu’à la prochaine compétition.)

Choses dépaysantes également, la faune et la flore. Nous croisions sur notre route chiens, poules, chevaux et vaches vivant tous en harmonie et totale liberté. Le paysage est assez aride, il n’y a plus d’arbres sur l’île, mais il y a de nombreux volcans. C’est d’ailleurs par l’éruption de trois volcans que l’île s’est créée. Les volcans ne sont plus actifs car l’île ne se situe plus au-dessus d’un point chaud. La plaque tectonique continue de bouger et dans quelques milliers (ou millions) d’années l’île de Pâques sera engloutie.

En bref, ce n’est pas une île du Pacifique comme les autres. On n’y va pas pour des petites vacances en famille. C’est un véritable musée à ciel ouvert. Un lieu fascinant et perturbant pour les personnes qui n’aiment pas rester sans réponse, comme nous 😉

L’île de Pâques –> un voyage HORS DU TEMPS!!!

L’Ile de Pâques et le rituel Rapa Nui

A peine arrivés sur la mystérieuse Île de Pâques, nous sommes accueillis par leurs habitants, le peuple indigène des Rapa Nuis. Ils sont vêtus de peaux en guise de « jupe » et recouverts de peinture rouge et blanche partout sur le corps. Nous sommes d’abord surpris, puis un peu effrayés car ils n’ont vraiment pas l’air très commodes. Nous avions pourtant lu beaucoup d’informations dans notre guide et sur internet avant d’arriver, échangé avec d’autres voyageurs, mais nous ne nous attendions pas à cela et surtout, rien ne nous avez préparé à ce qui allait suivre!! :-/

Nous sommes une cinquantaine de touristes à débarquer en même temps et tout le monde se regarde, interloqué. Dans une langue incompréhensible, celui qui semble être le chef de tribu, se met à crier et tous les hommes Rapa Nuis sortent leurs lances et regroupent tous les touristes ensemble. On croit d’abord à un spectacle local, puis un des indigènes se met à parler en anglais et nous explique qu’il s’agit d’un rituel ancestral de bienvenue. Il demande aux femmes de se mettre d’un côté et aux hommes de l’autre. Autant vous dire qu’on n’avait vraiment pas le choix vu la manière dont cela était demandé! On commence sérieusement à flipper, mais on obéit. Après tout, nous sommes des étrangers qui venons sur leur île, nous devons respecter leur culture et traditions. Nous « jouons » donc le jeu.

Joss est quelques mètres plus loin et je le vois commencer à enlever sa chemise. C’est quoi ce délire ??! J’ai à peine le temps de réaliser ce qu’il se passe, qu’on me bande les yeux et me fait m’assoir le long d’un muret. J’entend qu’on me dépose un bol devant moi et une odeur fétide me monte au nez. C’est là que j’ai compris ce qui m’attendait. Moi qui ai toujours rêvé de participer à Koh Lanta, je suis servie (c’est le cas de le dire!). Une femme de la tribu nous dit que si nous voulons être digne de cette île, nous devons tout manger sans poser de question ou repartir dans l’avion. Dans ma tête je pense « respecte leur culture, respecte leurs traditions » et je m’exécute. C’est chaud et visqueux, ça pue tellement que j’ai l’impression de sentir mes chaussettes après un trek de 5 jours. J’essaye de mâcher mais c’est comme du pneu, ça ne réduit pas. Au bout de quelques secondes, je décide finalement d’avaler tout rond. Je vous passe les détails de ma réaction physique instantanée. Mon estomac n’a pas aimé et me l’a fait immédiatement savoir. On me débande les yeux. Je regarde les autres femmes et toutes semblent être dans le même état de dégoût, mais ont fini leurs bols! On se permet de demander ce que c’était, mais nous n’obtiendrons jamais la réponse. Je pencherai pour des yeux de je ne sais quoi ou une plante bizarre (j’espère vraiment que c’était l’option 2!).

On retrouve ensuite les hommes. Joss me raconte son épreuve: il devait tenir en équilibre les pieds joints sur un poteau au-dessus de l’eau le plus longtemps possible. Un truc de fou cette histoire! On est encore sous le choc mais tout va bien! On a passé l’épreuve du rituel et après un discours de bienvenue du chef de la tribu, on nous donne une dernière recommandation: ne jamais parler du rituel à qui que ce soit sous peine de mettre en danger la personne qui entendra cette histoire! Je comprends mieux maintenant pourquoi personne ne nous avait prévenus! On nous remet ensuite un certificat nous autorisant à entrer sur l’île. Quelle épopée!!! En revanche, puisque vous lisez cela, c’est que je n’ai pas respecté la règle ultime, mais bon franchement que peut-il vous arriver? On est le 1er avril, ils ne vont pas oser vous faire un poisson d’avril quand même? Nous par contre… 😉

 

 
[L’article a été écrit le 1er avril mais comme nous n’avions pas internet sur l’île je ne pouvais l’envoyer qu’à notre retour. Donc ça compte quand même !!!! Hihihi :-D]

 

Perito Moreno & Fitz Roy

Nous sommes de retour en Argentine pour découvrir deux emblèmes de la Patagonie: le glacier Perito Moreno et le mont Fitz Roy!

Mais avant cela, nous nous régalons de quelques spécialités locales. Le tour du monde passe aussi dans notre assiette! 😉 Joss nous a déniché une super adresse: « La Zaina » à El Calafate. Notre festin: agneau braisé mariné au Malbec, accompagné (forcément) d’un EXCELLENT Malbec, l’icône du vin argentin. Et en dessert: trio de glaces maisons au thym, lavande et sorbet Malbec, encore lui 🙂 Un moment divin !

Ainsi donc nous partons découvrir une merveille de la nature : le glacier Perito Moreno, situé dans le parc national « Los Glaciares ». Un seul mot pour le décrire : IMPRESSIONNANT!!!!!
Quelques chiffres: sa longueur est de 23km, son épaisseur atteint jusqu’à 700m. Au plus près du glacier, le visiteur est face à un mur de 40 à 70 m de haut.
Pas de randonnée pour y accéder mais une promenade, accessible à tous. L’air est frais par ici, on se demande pourquoi 🙂
En 4h, nous avons vu 7 blocs de glaces se détacher, dans un fracas retentissant! Un vrai spectacle pour les yeux et les oreilles !
Le Perito Moreno–> ma claque de la Patagonie 😍

Le lendemain, nous prenons un bus vers la petite ville isolée d’El Chalten, au milieu des montagnes, des lacs et des rivières. La capitale du trekking en Patagonie ! (D’ailleurs nous étions présents pendant le festival national du trekking qui se déroule chaque année en mars.) Il y a de nombreuses randonnées à faire, la plus célèbre: celle du mont Fitz Roy (20 km aller-retour), qui conduit jusqu’au pied de ce sommet unique au monde. Le mont Fitz Roy est exposé plein Est, nous partons donc à 6h pour ne pas manquer le lever du soleil depuis le mirador. Le ciel est d’un rouge intense. Quel spectacle! Nous restons là pendant toute la déclinaison des couleurs. Le jour est levé, la lumière s’éteint sur le Fitz Roy. Nous continuons la randonnée. Le chemin est tellement joli! C’est l’automne depuis un jour et déjà les arbres se parent de ses sublimes couleurs! (Ma saison préférée pour les randos!!!!) On arrive au bout. L’endroit est magique, on se croit dans un rêve! L’eau des glaciers coulent en cascades dans un lagon bleu turquoise presque irréel, nous rappelant ceux qui nous avaient tant éblouis en Nouvelle-Zélande! Pique-nique, sieste, contemplation, photos, nous resterons pas moins de 3h sur place avant d’entamer le chemin du retour.

Que la nature est bien faite! 😍😍😍

C’est sur ces incroyables souvenirs que nous quittons la Patagonie.

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Torres Del Paine

En route pour découvrir ce que la Patagonie chilienne a de plus beau: le parque nacional Torres Del Paine.

Nous partons pour un trek de 4 jours et 3 nuits, avec sacs à dos, tente et réserve d’aliments. La météo est parfaite (ce qui ne nous empêchera pas de faire connaissance avec le fameux vent de Patagonie et ses violentes bourrasques!).
Le bus entre dans le parc est déjà le panorama nous coupe le souffle. Sur la route, nous croisons des guanacos (de la famille des lamas) qui semblent ne pas être effrayés outre-mesure par notre passage.
Le trek commence par une traversée en catamaran durant laquelle le décor de Torres Del Paine s’ouvre comme un livre devant nos yeux au fur et à mesure que les collines au premier plan dévoilent montagnes enneigées, glaciers et les fameuses « Tres Torres » qui ont données leur nom au parc. Une fois arrivés à quai, la rando commence.

J-1: direction le glacier Grey, un des plus remarquables paysage de ce parc. Nous sommes impatients de découvrir ça! Un pas devant l’autre, 11km et un dernier pas…Soudain, apparaissant devant nous, il est là! Tellement beau, tellement immense, qu’il n’est de mot pour le décrire. Submergée par l’émotion, mon cœur se serre et mes yeux se mettent à pleurer pour la première fois depuis le début de notre voyage. Je laisse sortir mes larmes sans retenue, c’est pour des moments comme celui-ci que je me suis lancée dans ce tour du monde! 😍😢❤️

Au fils des km, nous nous régalons des paysages variés, de la pureté de l’air, de l’eau des torrents et des espaces sauvages dont l’immensité n’a de mesure que le silence qui y règne. Nous rencontrons une partie de la faune du parc: chevaux, guanacos, condors des Andes… Il y a aussi des pumas (que par chance nous n’avons pas croisé!) Et aux abords: nandous (autruches), flamants roses et moutons.

Au matin du 3ème jour, Josselin se rend jusqu’au mirador des Tres Torres, point culminant du parc Torres Del Paine. De mon côté je prends la difficile mais sage décision de ne pas le suivre. Mon genou ne s’est toujours pas remis de la descente du volcan Ngauruhoe en Nouvelle-Zélande il y 3 semaines 😦 Je peux grimper tant que je veux mais les descentes sont difficiles, parfois j’ai si mal que je ne peux plus avancer. Dans ce cas précis, le dénivelé est trop fort, je sais que je ne pourrais pas redescendre sans souffrir. Alors Joss sera mes yeux. Je reste au campement Chileno d’où j’ai pu observer un spectacle merveilleux en guise de consolation. Entre 7h30 et 8h je me suis assise au bord de la rivière, face aux tours, et j’ai assisté au lever du soleil. Le ciel rouge a allumé lentement les tours comme une mèche. C’était tellement beau!!! Pendant ce temps, Joss arrive à leurs pieds. Devant lui se dressent trois colonnes de roche granitique hautes de plus de 2000m. Il dit qu’on se sent tout petit, comme écrasé face à leur immensité. A cette heure-ci, l’éclairage est encore orangé et le ciel bleu est parfaitement dégagé. Il restera là-haut 1h30 à contempler ces géantes avant de redescendre me rejoindre. Quel bonheur de l’apercevoir au loin, le sourire aux lèvres. Chacun a vécu un beau moment, rien qu’à soi et à la fois partagé avec l’autre par la pensée.

Le trek touche à sa fin et nous savourons une pinte de cerveza Austral de Patagonie « Torres Del Paine » au refuge central, devant une vue de carte postale, avant de regagner notre tente pour la dernière nuit dans le parc.

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Ushuaia & la Terre de Feu

Après un très long périple, empruntant tous types de transports, nous voilà enfin arrivés au bout du monde!!! Située entre le détroit de Magellan et l’Antarctique, au bord du canal Beagle, la ville mythique d’Ushuaia nous éblouit dès les premiers instants. Nous devions y passer 2 jours, nous y resterons finalement 4! Notre séjour commence par une visite de la ville: habitations colorées, ruelles grimpant vers la montagne… Le port est bondé de voiliers et de barques, mais aussi de gros bateaux naviguant vers l’Antarctique. Nous ne pouvions résister plus longtemps à l’appel de la mer et partons à la découverte du canal Beagle et de sa faune marine à bord du voilier très joliment nommé « If… ». C’est incroyable de pouvoir approcher d’aussi près les cormorans et les lions de mer, qui semblent si bien cohabiter ensemble sur leurs îlots.
Les jours qui suivent nous partons en randonnée dans le « parque nacional Tierra del Fuego » (la Terre de Feu). Paysage sauvage chargé d’une histoire, celle des Yamanas (peuple le plus primitif de l’humanité selon Charles Darwin) qui vivaient ici jusqu’à l’arrivée des Européens au 19ème. N’ayant pas d’habitations pour faire sécher leurs habits, ils vivaient complètement nus et se réchauffaient en faisant du feu. Ce qui donna plus tard le nom de Terre de Feu. Voilà pour la petite histoire 🙂 Nous avons passé deux jours et surtout une nuit… seuls au milieu de la nature, avec pour compagnie les rapaces (qui ont percé notre popote en silicone à coups de bec pendant notre sommeil! Grrrr!!) On a fait un beau feu (autorisé à cet endroit), tout un symbole ici. Un Ranger est passé pour nous avertir qu’il allait y avoir des vents violents, à 100km/h. Effectivement, on ne peut pas dire qu’on ait passé une nuit paisible, secoués dans notre tente, mais au moins il y avait un peu d’action! Les bruits des arbres qui grincent, des animaux et les ombres des branches agitées qui donnaient l’impression d’être entourés de personnes, flippant :-S On dormait par intermittence, à l’affût du moindre danger… Un film! Ahah! Mais on a survécu et ce fût une bonne expérience 😀 Le lendemain, en nous promenant le long de la rivière Lapatahia, on a vu un phoque chasser un saumon à quelques mètres de nous, la traque a duré plusieurs minutes. Être au bon endroit au bon moment! J’ai filmé toute la séquence, Nico serait fier de moi 😉

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